études économiques
Ouzbékistan

Ouzbékistan

Population 33,9 millions
PIB par habitant 1 767 $US
C
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2019 2020 2021 (e) 2022 (p)
Croissance PIB (%) 5,6 1,6 5,2 5,5
Inflation (moyenne annuelle, %) 14,5 12,9 10,0 9,0
Solde public / PIB (%)* -3,9 -4,4 -4,8 -3,0
Solde courant / PIB (%) -5,6 -5,4 -6,0 -5,5
Dette publique / PIB (%) 29,3 36,4 40,1 41,0

(e) : Estimation (p) : Prévision *Solde incluant les dépenses publiques hors budget financées par l’emprunt

POINTS FORTS

  • Économie plus résiliente que le reste de l’Asie centrale (plus diversifiée, moins sensible aux chocs extérieurs)
  • Ressources naturelles abondantes (gaz, or, cuivre, potentiel hydroélectrique)
  • Population jeune (50 % de moins de 30 ans)
  • Soutien financier international, position nette créditrice de l’État
  • Réformes économiques (libéralisation, privatisation, diversification), développement du crédit (42 % du PIB, 37 % au secteur privé) et investissements publics (électricité, transports, santé) encourageant les IDE
  • Des relations bilatérales et négociations de plus en plus dynamiques en vue d’accords commerciaux préférentiels avec des partenaires clés (Turquie, Singapour, Corée du Sud, etc.) et Accord de partenariat et de coopération renforcé avec l’Union européenne (UE)
  • Processus de négociation pour adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et membre observateur de l’Union économique eurasienne (UEEA) depuis 2020
  • Amélioration des relations avec les pays voisins, bonnes relations diplomatiques avec l’Europe, la Russie et la Chine qui apprécient sa position stratégique

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance vis-à-vis de la Russie et de la Chine (destinataires de 80% des exportations de gaz)
  • Dépendance à l’égard des produits de base, des conditions climatiques pour l’agriculture (25 % du PIB) et des transferts d’expatriés (15 % du PIB)
  • Activité manufacturière limitée (16 % du PIB)
  • Marchés faiblement compétitifs (forte concentration dans les secteurs clés) et, faible part du secteur privé dans l’économie (50 % du PIB)
  • Chômage élevé, manque d’emploi poussant à émigrer, faible niveau de vie, forte population rurale et informalité (58 % de l’emploi)
  • Faible intermédiation financière, dollarisation élevée, crédit majoritairement dirigé, faiblesse des dépôts bancaires
  • Lenteur des progrès institutionnels (corruption, bureaucratie, faiblesse du parlement, absence d’opposition réelle)

Appréciation du risque

Rythme de croissance économique pré-pandémique retrouvé

L'Ouzbékistan est l'une des rares économies au monde à ne pas s'être contractée en 2020 en raison de la pandémie, même si la croissance a fortement ralenti. Le PIB réel aura retrouvé son rythme de croissance antérieur dès 2021 et conservera cette tendance de forte croissance en 2022. Les investissements (42% du PIB) dans le développement des infrastructures (construction de la ligne ferroviaire Ouzbékistan-Kirghizistan-Chine, mise en œuvre de « Smart City ») et la modernisation des machines et équipements industriels, ainsi que les exportations (28% du PIB) d’or, de pétrole, gaz, cuivre et coton, seront les principaux vecteurs de croissance. L’industrie (33% du PIB) sera stimulée par ses secteurs manufacturiers, miniers, et ses carrières. La croissance des services (32% du PIB) s'accélérera également grâce à des gains dans le commerce, les transports et l'entreposage. En 2022, des réformes gouvernementales devraient permettre aux secteurs de la construction (10% du PIB) et de l’agriculture (25%) de profiter à la croissance, contrairement à l’année précédente. La consommation privée (54% du PIB) soutiendra également l'économie, le gouvernement poursuivant sa politique d'augmentation des dépenses sociales et de réduction de la pauvreté. La balance commerciale (-12% du PIB) contribuera encore négativement à la croissance en 2022, malgré une hausse des exportations de gaz vers la Russie et la Chine. Cette hausse sera partiellement compensée par une probable baisse des prix de l'or (37% des exportations). La hausse de la demande intérieure contribuera à l’augmentation des importations de machines et équipements, supérieure à celle des exportations.

 
La Banque centrale d'Ouzbékistan (CBU) applique un taux de change flottant fortement contrôlé. La CBU poursuivra cette politique afin d'empêcher la résurgence d'un taux de change non officiel et de se prémunir contre une volatilité excessive. L'inflation aura quelque peu ralenti en 2021, à mesure que les effets de la massive dévaluation de 2017 s’atténuaient. En 2022, le principal moteur de l'inflation restera les prix alimentaires mondiaux élevés, qui compenseront la baisse de l'inflation des prix non alimentaires et des tarifs des services.

 
La pandémie reste un risque à la baisse important pour la croissance. Le gouvernement a lancé un programme de vaccination de masse en avril 2021 et a, depuis, rendu la vaccination obligatoire pour certains groupes. Cependant, début janvier 2022, moins de 5% de la population avaient été entièrement vaccinés.

 

De nouvelles réformes budgétaires et de la dette

Après s’être encore creusé en 2021, le déficit budgétaire devrait diminuer en 2022. Le budget de l’Etat prévoit un plafonnement du déficit à 3% du PIB. Les autorités priorisent les dépenses d’investissement dans la santé (11% des dépenses en 2022) et l’éducation (45%). La dette publique (à 96% libellée en devises étrangères) n’augmenterait plus que marginalement, alors que l’Etat dispose, en regard, d’actifs liquides élevés (25% du PIB) et prévoit d’augmenter la part du financement en monnaie locale en émettant davantage de dette intérieure. De plus, le gouvernement prévoit de soumettre une « loi sur la dette publique » qui comprendra certaines mesures déjà intégrées dans le budget 2021, telles que l’introduction d’un plafond de la dette à 60% du PIB (pour les obligations publiques et garanties par l’Etat), des limites annuelles d’emprunt, et l’obligation de prendre des mesures correctives si la dette dépasse 50% du PIB. Les autorités travaillent également avec des partenaires multilatéraux à l’élaboration d’une règle budgétaire visant à améliorer la prévisibilité des politiques.

 
Elles poursuivront leur programme de privatisation (producteur de gaz naturel Uzbekneftegaz, le combinat minier et métallurgique Navoi, Uzbekistan Airways, Uzbekistan Railways) et de restructuration des entreprises d’Etat (vente d’une participation dans la filiale ouzbèke de Coca-Cola, vente de parts de la société nationale de télécommunications Ucell).

 
Le déficit courant restera important en 2022, car les chaînes d'approvisionnement seront rétablies et les importations de marchandises augmenteront sous l’effet d’une demande intérieure accrue. De plus, les déficits de la balance des services et de celle des revenus d’investissement étrangers devraient persister. Néanmoins, les prêts multilatéraux (Banque Mondiale, BAD) et bilatéraux (Eximbank of China, JICA), les entrées d’IDE et les émissions obligataires permettront de financer le déficit et d’éviter de puiser dans les réserves, estimées à 12 mois d’importations en 2022 et constituées pour 62% d’or.

 

Les élections présidentielles maintiennent Mirziyoyev au pouvoir

Le président Mirziyoyev, d’abord treize ans Premier ministre du président Karimov qui dirigeait le pays depuis 1991, puis élu en septembre 2016 après la mort de ce dernier, domine la scène politique. Les dernières élections présidentielles du 24 octobre 2021 ont élu le président sortant Mirziyoyev, sans surprise, pour un second mandat, face à une opposition inexistante. Le pouvoir reste concentré entre les mains du président et le parlement est composé de partis le soutenant. Les réformes politiques cosmétiques contrastent avec les nombreuses réformes économiques visant à attirer les investisseurs. C’est le cas de celle adoptée à la mi-2020, créant un panel de juges au sein de la Cour suprême pour examiner les litiges avec les grands investisseurs et leur fournir une plus grande sécurité juridique.

 
À la suite de la prise de contrôle de l'Afghanistan par les Talibans, les risques pour la stabilité en termes de résurgence des mouvements terroristes et d'importantes vagues de réfugiés ont augmenté. L'Ouzbékistan a alors demandé une aide militaire à la Russie pour préserver sa sécurité.

 

Dernière mise à jour : Février 2022

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