Australie

Océanie

PIB / Habitant ($)
64546,9 $
Population (en 2021)
26,9 Millions

Evaluation

Risque Pays
A2
Climat des affaires
A1
Précédemment
A2
Précédemment
A1

suggestions

Résumé

Points forts

  • Proximité géographique avec les économies asiatiques dynamiques, membre du Partenariat économique global régional (RCEP)
  • Richement dotée en ressources minérales (minerai de fer, gaz naturel, charbon, or, bauxite, lithium, terres rares), en élevage et en produits laitiers
  • Fort potentiel dans les domaines du tourisme et des énergies vertes
  • Niveau modéré de la dette publique
  • Stabilité politique et institutionnelle
  • Système financier solide
  • Nombreux accords commerciaux

Points faibles

  • Exposition à la volatilité des prix des matières premières et au changement climatique (feux, sécheresses et inondations)
  • L'économie reste dépendante de la demande chinoise
  • Endettement important des ménages (182 % du revenu disponible brut)
  • Pénurie de logements due à une offre structurellement insuffisante
  • Dépenses de R&D insuffisantes et faible croissance de la productivité
  • Disparités entre les États fédéraux et pénurie d'infrastructures due à l'immensité du territoire
  • Forte concentration dans les services clés tels que les supermarchés, les télécommunications, l'aviation intérieure et la finance
  • Vieillissement de la population

Echanges commerciaux

Export des biens en % du total

Chine
35%
Japon
14%
Corée du Sud
7%
Inde
5%
États-Unis d'Amérique
5%

Import des biens en % du total

Chine 26 %
26%
Europe 13 %
13%
États-Unis d'Amérique 12 %
12%
Japon 6 %
6%
Corée du Sud 6 %
6%

Evaluation des risques sectoriels

Perspectives

Les perspectives économiques mettent en lumière les opportunités et les risques à venir, aidant à anticiper les changements majeurs. Cette analyse est essentielle pour toute entreprise cherchant à s'adapter aux évolutions du marché.

Le conflit au Moyen-Orient freinera la dynamique de croissance

L'Australie a terminé l'année 2025 sur une bonne dynamique, soutenue par des exportations vigoureuses et une demande privée plus forte. Les investissements dans les centres de données et la transition vers les énergies vertes ont pris de l'ampleur, tandis que les dépenses des ménages se sont renforcées dans un contexte de marché du travail tendu et de hausse des salaires. En conséquence, les ménages ont entamé l'année 2026 dans une situation financière relativement saine, ayant constitué des réserves parallèlement à l'assouplissement de la politique monétaire en 2025. Les effets différés de la baisse des taux d'intérêt devraient continuer à soutenir l'activité au début de l'année 2026, avant que l'impact du nouveau resserrement monétaire ne se fasse progressivement sentir. En février, la Banque de centrale (RBA) a inversé la tendance et relevé son taux directeur en réponse à une résurgence de l'inflation principalement causée par une demande excédant une offre limitée. La RBA a relevé son taux à trois reprises, le portant de 3,85 % à 4,35 % en mai, et n'a pas exclu un nouveau resserrement, le conflit au Moyen-Orient venant s'ajouter aux pressions inflationnistes. La hausse des taux d'intérêt se répercute rapidement sur les ménages via les remboursements hypothécaires, étant donné qu'un tiers des ménages australiens détiennent un prêt immobilier, dont 95 % à taux variable. L'essentiel de ce resserrement se fera sentir au second semestre et se poursuivra en 2027.

Le conflit au Moyen-Orient constituera le principal frein à la croissance en 2026, en raison de l'affaiblissement de la confiance, de la hausse des coûts des intrants et de l'érosion des revenus réels, ce qui entraînera un ralentissement de la croissance de la demande privée. Les dépenses publiques resteront donc élevées pour soutenir les ménages et stimuler les investissements dans le secteur industriel (transition verte, défense). La croissance des exportations bénéficiera de la hausse des prix et de la demande de GNL et de charbon thermique, même si cela sera partiellement compensé par les coûts élevés des importations de carburants. La demande chinoise, hors minerai de fer, restera favorable, le pays étant relativement à l'abri des retombées du conflit.

Malgré les perturbations météorologiques survenues en début d’année, le secteur minier restera un moteur essentiel de la croissance. Il sera soutenu par des réserves abondantes et des prix élevés du cuivre et de l'or, même s'il souffrira de coûts de production et d'exploitation élevés. En effet, les problèmes rencontrés par le secteur des transports, qui est le premier à subir les conséquences de la hausse des prix du carburant, auront des répercussions sur la plupart des autres secteurs. L'Australie est un importateur net de carburants raffinés, provenant principalement de Singapour, de la Corée du Sud et de la Malaisie, qui dépendent eux-mêmes du pétrole brut des producteurs du Golfe. Cette dépendance s'étend au-delà de l'énergie car l'Australie s'approvisionne directement au Moyen-Orient pour la moitié de ses importations d'urée. La croissance du secteur agroalimentaire ralentira au cours de la saison 2026/2027, car la hausse des coûts des engrais pèsera sur les marges, tandis que la production diminuera par rapport aux volumes élevés enregistrés l’année d’avant. Les agriculteurs devront reconstituer leurs cheptels, tandis que les cultures seront confrontées à des conditions plus sèches, El Niño étant susceptible de se produire à partir d’août 2026. Néanmoins, le secteur continuera de bénéficier de solides performances à l’exportation pour la viande et les produits laitiers, après une année record en 2025. Enfin, l’activité de construction se développera progressivement, à mesure que la relance des permis de construire et le soutien gouvernemental aux primo-accédants se traduiront progressivement par une activité accrue.

La hausse des recettes énergétiques amortira l'augmentation des coûts du carburant

Les dépenses publiques sont en hausse depuis 2023, principalement en faveur des services sociaux. Au cours de l'exercice 2026, qui s’achève en juin de cette année, les recettes ont été solides, mais les pressions sur les dépenses sont restées importantes. Bien que les subventions à l'électricité aient été supprimées en décembre 2025, le gouvernement a mis en place des mesures de soutien pour amortir l'impact de la hausse des coûts du carburant. En réponse au conflit, plusieurs mesures temporaires ont été mises en œuvre, notamment la réduction de moitié de la taxe sur les carburants, la suspension de la redevance sur l'utilisation des routes par les poids lourds et la décision de renoncer à des recettes supplémentaires provenant de la taxe sur les produits et services (GST). Au cours de l'exercice 2027, ces mesures pourraient être prolongées jusqu'à ce que les pressions sur les coûts s'atténuent. Pour l'instant, le gouvernement a annoncé une nouvelle stratégie visant à constituer des réserves de carburant et l’octroi de 1 milliard de dollars australiens de prêts sans intérêt pour soutenir les entreprises les plus touchées par les pénuries. Le budget 2026/27 soutiendra l’accès au logement en investissant 2 milliards de dollars dans des infrastructures et essayera de stimuler la productivité en réduisant les formalités administratives. Le gouvernement travailliste continuera de soutenir la transition vers les énergies vertes (Future Made-In-Australia) et la participation au marché du travail, en réduisant d’un point le taux minimal de l’impôt sur le revenu des particuliers. Les efforts visant à contenir les dépenses se concentreront sur le régime national d'assurance invalidité. Le gouvernement limitera progressivement la hausse des coûts du programme en renforçant les critères d'éligibilité et en réévaluant les plans. Au cours des exercices 2026 et 2027, les recettes devraient augmenter fortement, soutenues par des gains exceptionnels liés à la hausse des prix du GNL et à l'inflation. Dans l'ensemble, le déficit budgétaire devrait persister, la hausse des paiements d'intérêts et une croissance insuffisante risquant de peser sur la dette publique.

En 2025, le déficit courant a continué de se creuser, bien qu’à un rythme plus lent qu’en 2024, l’excédent commercial des biens s’étant progressivement réduit dans un contexte de baisse des prix des principales matières premières d’exportation. En 2026, la dynamique des échanges de biens et de services restera volatile et étroitement liée à l’évolution du conflit au Moyen-Orient. La reprise du tourisme pourrait s'essouffler et la croissance chez les partenaires a été révisée à la baisse, ce qui modèrera la demande extérieure. Cependant, l'Australie bénéficiera de la hausse des prix et de la demande de GNL et de charbon thermique, car les perturbations survenues au complexe pétrolier et gazier de Ras Laffan au Qatar devraient avoir des effets durables. En revanche, les exportations de minerai de fer sont confrontées à des risques baissiers liés aux perturbations météorologiques en début d’année, et surtout à la concurrence intense de la Guinée et de l'affaiblissement de la demande chinoise. Les prix et les volumes s'affaiblissant, les exportations agricoles devraient diminuer, mais relativement à des niveaux élevés, elles resteront importantes. Les exportations de bœuf vers les États-Unis, qui ont atteint un niveau record en 2025, bénéficieront d'une exemption de droits de douane.

Les importations augmenteront, sous l'effet des prix élevés du pétrole et de la poursuite des achats d'équipements liés à l'IA, même si cette hausse sera partiellement freinée par un affaiblissement de la demande intérieure. En conséquence, le déficit courant s'aggravera en 2026, alourdi par l'important déficit net de revenus, qui reflète le paiement des intérêts sur la dette extérieure et les versements de dividendes aux investisseurs étrangers dans les sociétés minières. Ce déficit est financé à la fois par l'achat de dette étrangère et par les entrées d'IDE.

En période d'incertitude, l'Australie mise sur la diversification de ses accords commerciaux

Les élections fédérales australiennes, qui se sont tenues le 3 mai 2025, ont vu le gouvernement travailliste sortant remporter une victoire convaincante. Sous la houlette du Premier ministre Anthony Albanese, le Parti travailliste a renforcé sa majorité parlementaire et obtenu le plus grand nombre de sièges jamais enregistré au niveau fédéral. Il détient désormais 94 des 150 sièges de la Chambre des représentants (Chambre basse, mandat de 3 ans) et une majorité relative de 29 sièges sur 76 au Sénat (Chambre haute, mandat de 6 ans), ce qui signifie que le gouvernement doit obtenir le soutien des sénateurs verts et indépendants pour faire adopter ses textes. Le principal rival politique, la Coalition libérale/nationale (Lib/Nat), s'est affaiblie, ce qui reflète en partie l'opposition croissante de l'opinion publique à des positions perçues comme alignées sur celles de Donald Trump. Le parti d'extrême droite, One Nation, a gagné en influence, soutenu par les pressions persistantes liées au coût de la vie et un sentiment anti-immigration grandissant.

L'économie australienne est exposée au conflit au Moyen-Orient, car les produits pétroliers représentent environ la moitié de sa consommation énergétique, alors que la production nationale est très limitée. Avant le conflit, les réserves de pétrole ne couvraient que 49 jours d'importations nettes, soit le niveau le plus bas parmi les pays de l'AIE. Le gouvernement utilise les exportations de gaz et de charbon comme levier pour garantir ses importations de pétrole grâce à des accords commerciaux avec des fournisseurs asiatiques. Par exemple, en mai, l’Australie et le Japon ont signé un accord conjoint sur l’approvisionnement énergétique, qui s’étend également aux secteurs des minéraux et de la défense. Cette coopération s’inscrit dans la stratégie plus large de l’Australie, poursuivie depuis 2020, visant à réduire son exposition aux turbulences mondiales et sa dépendance vis-à-vis de la Chine et des États-Unis en diversifiant ses partenaires commerciaux par le biais de nombreux accords (Inde, Émirats arabes unis, Royaume-Uni, etc.). Le dernier exemple en date est la signature de l'accord de libre-échange avec l'Union européenne, dont les négociations ont été relancées début 2026 dans un contexte d'incertitude mondiale accrue.

Au-delà du commerce, un changement s’est également opéré ces dernières années dans la politique étrangère et de défense de l’Australie, la transformation la plus marquante étant la signature de l’accord militaire AUKUS avec les États-Unis et le Royaume-Uni en septembre 2021. Si l'accord de sécurité vise à contrer l'expansionnisme chinois dans la région indo-pacifique et à s'appuyer sur la coopération militaire et diplomatique informelle entre les États-Unis, l'Inde, le Japon et l'Australie (dans le cadre du QUAD), la politique étrangère australienne vise davantage à développer une nouvelle identité en tant qu'allié stratégique qu'à faire obstruction à la Chine, qui reste un partenaire économique clé. Après l'escalade des tensions au début de l'année 2023, l'Australie et la Chine ont entrepris de renormaliser leurs relations commerciales, en renouvelant leurs engagements économiques et en reprenant le dialogue à haut niveau

Conditions de Paiement et Moyens de Recouvrement

Cette rubrique est un véritable outil pour le directeur financier ou le credit manager dans l'entreprise. Elle informe sur les moyens de paiement à utiliser et sur la façon de mener des actions de recouvrement.

Paiement

Le système de paiement comprend :

espèces : Chèques personnels et chèques bancaires utilisés pour les transactions nationales et internationales ;

carte de crédit  ;

transactions électroniques : elles comprennent les transactions électroniques en point de vente, les applications mobiles, les transferts électroniques de fonds (TEF) et les transactions en ligne ;

les TEF et les virements bancaires SWIFT sont le moyen de paiement le plus communément utilisés pour les transactions internationales. La majorité des banques sont rattachées au réseau SWIFT ;

le Continuous Linked Settlement System (CLS) dont fait désormais partie le dollar australien, et qui permet de traiter simultanément les deux volets des transactions de change.

Recouvrement des créances

Phase amiable

Les parties sont encouragées à négocier et à prendre de « réelles mesures » pour régler les litiges commerciaux avant d’engager des procédures judiciaires. Les parties à la Cour fédérale et la Cour de circuit fédérale doivent déposer une déclaration de « réelles mesures ». Les négociations en vue d'un règlement et les conférences informelles de règlement avec l'autre partie sont des exemples de ces mesures.

Procédure judiciaire

Si la phase amiable échoue, on fait appel à une procédure ordinaire. Toutefois, la Cour suprême de la Nouvelles-Galles du Sud (NSW) a dressé une liste spéciale des litiges commerciaux : lorsqu’une affaire est identifiée comme relevant de cette liste, elle est activement gérée par la cour, qui tente de lui assurer une résolution efficace. Des listes similaires sont utilisées pour les litiges commerciaux par les Cours suprêmes de Victoria (Vic), d’Australie méridionale (WA) et du Queensland (Qld).

En cas d’impayé d’une créance d’entreprise exigible, non contestée et supérieure à 2 000 AUD, le créancier peut émettre une sommation de payer, exigeant le paiement dans un délai de 21 jours. Si le débiteur ne paie pas la créance dans le délai prescrit ou s’il ne demande pas au tribunal l’annulation de la sommation, le créancier pourra présenter une demande de liquidation de la société du débiteur. Cette dernière sera considérée comme insolvable trois mois après. Pour les particuliers, la procédure est similaire, mais la procédure doit être engagée auprès de la Cour de circuit fédérale.

En NSW, dans le cadre d’une procédure de recouvrement de créance, une requête doit être remise personnellement au débiteur, qui doit alors payer la dette, ou présenter sa défense au créancier dans un délai de 28 jours. En l’absence de défense dans ce délai, un jugement par défaut sera rendu. Les délais sont différents selon les États. Si le débiteur présente une défense, le tribunal ordonnera la préparation de l’affaire en vue de son examen en audience. C’est pendant cette phase qu’ont généralement lieu les activités de communication, de préparation et d’échange des preuves qui seront présentées lors de l’audience.

Au cours de la phase préliminaire, les parties peuvent demander et échanger les détails de la requête ou de la défense présentée par l’autre partie. Elles peuvent échanger des documents visés dans la requête ou la défense, notamment des copies des factures impayées concernées et des relevés de compte. Si la communication des pièces est ordonnée, les parties devront échanger tous les documents pertinents pour leur action. Autrement, l’ensemble des documents sur lesquels les parties souhaitent s’appuyer au cours de l’audience doivent être inclus dans les preuves des parties. Avant de rendre son jugement, le tribunal instruira et entendra, le jour de l’audience principale, tous les témoins, également interrogés par les avocats respectifs de chaque partie, avant de rendre son jugement. Les demandes simples peuvent être résolues dans un délai de quatre à six mois, celles plus contestées peuvent prendre jusqu’à une année.

Si une partie n’est pas satisfaite du jugement rendu par le tribunal, elle peut formuler un recours. En général, les recours contre les décisions des Cours suprêmes sont présentés devant la cour d’appel de chaque État/territoire. Les recours ultérieurs sont traités par la Haute Cour d’Australie, située à Canberra. Toutefois, la partie cherchant à former un recours doit en demander l’autorisation et persuader le tribunal du bien-fondé de son recours au cours d’une audience préliminaire.

Litige

Les Local Courts ou Magistrates Courts (selon l’État/territoire) traitent les litiges portant sur un montant maximum de 50 000 AUD en Tasmanie (Tas), 75 000 AUD en Australie occidentale (WA), 100 000 AUD (NSW, Vic, South Australia (SA)), 150 000 AUD (Qld) ou 250 000 AUD (Australian Capital Territory (ACT), Northern Territory (NT)). Au-delà de ces divers seuils, les affaires dont l’enjeu s’élève jusqu’à 750 000 AUD dans la NSW, WA, ou le Qld sont portées devant la County Court ou la District Court. Ces tribunaux n’existent pas en Tasmanie, NT ou ACT. Les affaires portant sur des montants supérieurs à 750 000 AUD en NSW, Qld, SA et WA sont jugées par la Cour suprême de chaque État. Dans le Victoria, la County Court et la Cour Suprême ont une compétence illimitée. Dans les autres États et territoires, la Cour suprême traite les affaires portant sur des montants supérieurs à :  250 000 AUD dans NT; 250 000 AUD dans ACT ; et 50 000 AUD en Tasmanie.

0
0

Exécution d’une décision de justice

Une décision est exécutoire dès lors qu’elle est rendue par le tribunal. Le plaignant dispose d’un délai de 15 ans à partir du moment où le jugement est rendu, pour demander l’exécution d’une décision australienne par avis d’enquête, saisie-arrêt ou mandat exécutoire. Un avis d’enquête oblige le débiteur à fournir des informations sur ses actifs et sa situation financière afin d’aider à établir une stratégie de recouvrement. Il doit être demandé auprès du tribunal après énoncé de la décision. Une saisie-arrêt permet au créancier de recouvrir sa dette directement sur le compte bancaire ou le salaire du débiteur, ou encore auprès des débiteurs du débiteur, afin de rembourser le principal et les intérêts. Le mandat exécutoire ordonne à un shérif la saisie-vente des biens du débiteur au profit du créancier en paiement de la créance (majorée des intérêts et des coûts) qui lui est due. L’application des sentences étrangères en Australie est régie principalement par des régimes législatifs et les principes de la common law, tels que la procédure d’exequatur. En outre, la reconnaissance de ces sentences dépend de l’existence ou non d’un accord réciproque de reconnaissance et d’exécution des jugements entre l’Australie et le pays émetteur.

Procédure d’insolvabilité

Redressement judiciaire

Une société débitrice peut être placée en redressement judiciaire par ses dirigeants, ou par les créanciers à qui la société débitrice doit de l’argent. L’administrateur prendra le contrôle total de la société, enquêtera sur ses activités, ses biens, ses affaires et sa situation financière et fera part de ses conclusions aux créanciers. Trois options sont ouvertes aux créanciers : interrompre le redressement et remettre la société entre les mains du/des dirigeant(s) ; approuver un accord par lequel la société paiera tout ou partie de ses créances ; ou liquider la société.

0

Faillite

Les créanciers qui ont une dette de jugement supérieure à 5 000 dollars peuvent signifier au débiteur un avis de faillite. Le débiteur doit payer la dette ou demander l'annulation de l'avis de faillite dans les 21 jours suivant la signification, sinon le débiteur sera présumé insolvable. Le créancier peut demander à la Federal Circuit Court de faire faillite et de nommer un mandataire de faillite pour la succession du débiteur. Le mandataire perçoit, protège et réalise les actifs du débiteur en liquide, tient les créanciers informés des affaires du débiteur et distribue tout produit de la vente des actifs du débiteur. En général, la faillite dure trois ans, mais elle peut être prolongée si le débiteur ne coopère pas avec le mandataire.

Administration judiciaire

Un administrateur judiciaire est désigné par un créancier garanti détenteur d’une sûreté ou d’une charge sur tout ou partie des actifs de la société. Sa fonction principale est de récupérer et vendre les actifs de la société pour rembourser la dette due aux créanciers garantis. Si ce processus n’aboutit pas, une procédure de liquidation peut être engagée.

Liquidation judiciaire

Les créanciers ou un tribunal peuvent liquider la société et nommer un liquidateur, qui collecte, protège et réalise les actifs de la société en espèces, maintient les créanciers informés sur les affaires de la société et distribue le produit de la vente de ses actifs. Une fois la liquidation terminée, la société est ensuite radiée du registre du commerce.

Dernière mise à jour : Mai 2026