études économiques
Singapour

Singapour

Population 5,7 millions
PIB par habitant 59 795 $US
A2
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

Principaux Indicateurs économiques

  2019 2020 2021 (e) 2022 (p)
Croissance PIB (%) 1,3 -5,4 7,2 3,4
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,6 -0,2 2,3 3,0
Solde public / PIB (%)* 0,2 -13,9 -2,2 2,0
Solde courant / PIB (%) 14,3 17,6 19,5 17,0
Dette publique / PIB (%) 125,5 150,2 137,9 139,0

(e) : Estimation (p) : Prévision *Année fiscale du 1er avril - 31 mars

POINTS FORTS

  • Compétitivité hors-prix élevée
  • Industrie à forte valeur ajoutée (nouvelles technologies, finance, chimie, pharmacie)
  • Importante plate-forme de transport et de commerce de marchandises (air et mer), centre financier
  • Importants flux d'IDE grâce au régime fiscal avantageux, à la stabilité politique et à l'excellent climat des affaires
  • Premier exportateur de capitaux d'Asie par le biais de fonds souverains

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à l'égard des exportations et des importations (énergie et denrées alimentaires)
  • Pénurie de main-d'œuvre qualifiée et de logements, vieillissement de la population
  • Vulnérable au ralentissement structurel de l'économie chinoise et aux tensions géopolitiques entre les États-Unis et la Chine

Appréciation du risque

Une croissance solide attendue en 2022

La reprise économique que connaît Singapour va se renforcer au fur et à mesure que le pays reprend vie et poursuit la réouverture de ses frontières. Bien que nous prévoyons un ralentissement du taux de croissance du PIB en 2022 après un solide rebond en 2021, il devrait néanmoins rester supérieur à la tendance. Une croissance économique mondiale soutenue profitera à l'économie singapourienne du fait de sa forte dépendance au commerce international. Le ratio commerce/PIB de Singapour est supérieur à 300 %, les exportations nettes de biens et de services représentant plus d'un quart du PIB. L'industrie manufacturière (>20% du PIB), dans laquelle les produits électroniques, les machines et les équipements de transport représentent près de la moitié du total des exportations nationales, sera très performante dans cet environnement. Les secteurs de l'information/communication et de la finance (près de 20 % du PIB) continueront également à enregistrer une croissance solide à l'ère de la COVID-19, tout comme l'industrie pharmaceutique. Le secteur de la construction devrait continuer à faire face aux défis que constituent la hausse des coûts des matériaux et les pénuries de main-d'œuvre. L'investissement privé (environ 25 % du PIB) pourrait s'améliorer dans le sillage d'une amélioration des perspectives économiques, d'un assouplissement progressif des restrictions aux frontières et d'une reprise mondiale soutenue, Singapour devant également assouplir ses mesures de confinement.

 
Une nouvelle amélioration du marché du travail devrait soutenir les dépenses des ménages (34 % du PIB). Dans le même temps, les pressions inflationnistes s'accumulent dans un contexte de renforcement de la demande mondiale et d'intensification des contraintes liées à l’approvisionnement. Une hausse plus rapide que prévu des prix à la consommation et une forte pression à la hausse sur la monnaie locale pourraient inciter l'Autorité monétaire de Singapour à resserrer davantage sa politique monétaire après le resserrement d'octobre 2021.

 

Rétablissement de l'équilibre budgétaire 

Le déficit budgétaire devrait se réduire, passant de 13,9 % pour l'exercice 2020 à 2,2 % pour l'exercice 2021. La perception de recettes solides au cours de l'année fiscale actuelle (qui se termine en mars 2022) pourrait permettre à Singapour de se rapprocher de l'équilibre budgétaire. Avec l'apaisement de la crise, nous prévoyons que Singapour renoue avec l’excédent budgétaire au cours du prochain exercice (à partir d'avril 2022), ce qui aidera le gouvernement à respecter la règle qui prévoit un budget équilibré d’ici à la fin de son mandat de cinq ans. Après avoir représenté 20 % du PIB (100 milliards de dollars singapouriens) en 2020, les mesures d'aide mises en place par le gouvernement sont devenues plus ciblées en 2021, avec l’objectif de soutenir les entreprises et les travailleurs des secteurs vulnérables (par exemple, le commerce de détail, l'alimentation et les boissons, l'aviation) tandis que les secteurs tournés vers l'exportation ont connu une forte reprise. Malgré une réduction importante des réserves passées de 53,7 milliards de dollars singapouriens (11 % du PIB), celles-ci restent importantes et sont estimées entre 200 % et 300 % du PIB.

 

Singapour est un pays créancier net, avec un bilan solide et une dette nette nulle. La dette publique apparemment élevée (125 % du PIB en 2019) inclut principalement des obligations et des titres à long terme émis pour des raisons autres que les besoins budgétaires du gouvernement. Toutefois, en mai 2021, le Parlement a promulgué la loi sur les prêts gouvernementaux pour les infrastructures majeures, qui permet au gouvernement d'emprunter jusqu'à 90 milliards de dollars singapouriens pour financer des projets d'infrastructure à long terme et de grande envergure (coûtant individuellement au moins 4 milliards de dollars singapouriens). Le projet d'augmentation de la taxe sur les produits et services (TPS) entre 2022 et 2025 permettra d'augmenter les recettes de 3,0 à 3,6 milliards de dollars singapouriens par an.

 
Singapour continue de bénéficier d'un important excédent de la balance courante (20 % du PIB au premier semestre 2021), grâce à un excédent commercial dépassant les 20 % du PIB. Le pays est un bénéficiaire net des investissements directs étrangers (15-20% du PIB ces dernières années), qui sont plus que compensés par ses sorties des investissements de portefeuille, des produits financiers dérivés et autres investissements. Malgré une forte baisse des entrées nettes des IDE en 2020, les sorties nettes des investissements de portefeuille ont été réduites, et celles des autres investissements se sont transformées en entrées nettes, ce qui a contribué à ce que Singapour enregistre une entrée nette dans son compte de transactions financières pour la première fois depuis 1993.

 

Succession des dirigeants politiques

Le Parti d'action populaire (PAP) reste un parti dominant dans la politique de Singapour, bien que les élections générales de 2020 aient vu son vote populaire passer de 70 % en 2015 à 61 %. Si le gouvernement du PAP reste solidement accroché au pouvoir, le plan de succession des dirigeants de Singapour a été perturbé lorsque le vice Premier ministre, Heng Swee Keat a annoncé qu'il se retirerait de la tête de la direction de quatrième génération du PAP en avril 2021. La recherche du futur successeur du Premier ministre Lee Hsien Loong, en poste depuis 2004, sera une question politique centrale en 2022, alors que Singapour sortira de la pandémie.

 

Dernière mise à jour : Février 2022

Paiement

Les chèques, espèces et virements bancaires sont tous des moyens de paiement fréquemment utilisés pour les transactions domestiques à Singapour. Les virements bancaires sont largement utilisés pour les transactions internationales car ils sont rapides et sécurisés. Les lettres de crédit stand-by et les lettres de crédit stand-by irrévocables sont souvent utilisées pour les transactions d’exportation.

Recouvrement des créances

Phase amiable

La phase amiable commence quand le créancier contacte son acheteur au moyen de lettres, d’appels téléphoniques et, si possible, en lui rendant visite dans ses locaux commerciaux. Ces prises de contact sont fréquemment suivies de négociations avant de conclure un règlement final. Si l’acheteur n’offre pas de réponse, une visite du site et des recherches en ligne sont effectuées afin de déterminer l’état de l’activité et le statut l’égal de l’acheteur. Si l’acheteur ne fait aucun effort en vue d’une résolution amiable, la procédure judiciaire est un moyen efficace de recouvrer les montants dus pour des biens vendus et livrés à Singapour. Il est néanmoins prudent de s’assurer que l’acheteur possède des actifs suffisants pour satisfaire la créance avant le lancement de la procédure.

 

Procédure judiciaire

Le droit de Singapour relève de la common law. Ses lois sont principalement régies par les lois de la Cour suprême de Justice (Supreme Court of Judicature Acts), lois des tribunaux de l’État (State Court Acts), autres décrets d’application procédurale (ou qui contiennent des dispositions de procédure), règles de la cour, directives de pratique, jurisprudence et pouvoirs inhérents des tribunaux.

Les tribunaux de Singapour comprennent les tribunaux d’État (décentralisés) et la Cour suprême. La Cour suprême est composée d’une Haute cour et d’une Cour d’appel (la plus haute juridiction d’appel). La Haute cour est un tribunal de première instance, qui s’occupe généralement de dossiers dépassant la compétence des tribunaux d’État (bien que la Haute cour dispose elle-même d’une compétence illimitée qui lui permet d’examiner n’importe quelle plainte, quel que soit son montant ou sa valeur).

 

Décision par défaut

Durant la période précisée par l’assignation, si le défendant ne comparaît pas ou ne présente pas de défense, le plaignant peut demander qu’une décision par défaut soit rendue à son encontre. Il peut s’agir d’une décision définitive ou d’un arrêt en référé en fonction de la nature de la réclamation.

 

Décision en référé

Si le défendeur a comparu et a déposé défense insuffisante, le plaignant peut demander que soit rendue une décision en référé. Pour éviter cela, le défendeur doit démontrer que le litige donne matière à un procès ou qu’il existe une autre raison pour que se tienne un procès. Une requête de décision en référé doit être déposée dans un délai de 28 jours après la clôture des plaidoiries (sauf ordonnance contraire du tribunal). 

Exécution d’une décision de justice

Mandat exécutoire

Un jugement peut être appliqué par une série d’ordonnances d’exécution. Il peut s’agit d’une ordonnance de saisie-exécution des biens mobiliers et immobiliers du débiteur, de saisie de biens immobiliers ou de saisie simple. Ces ordonnances autorisent des auxiliaires de justice à prendre les mesures appropriées afin d’exécuter la décision rendue.

 

Procédure de saisie-arrêt

Ce processus peut se révéler approprié lorsque le débiteur judiciaire détient une créance sur une tierce partie. Lorsque le créancier saisit la créance, le débiteur doit rembourser sa créance au créancier et non plus au débiteur. Pour recouvrer ces créances, le créancier doit d’abord demander une ordonnance de saisie-arrêt nisi. Celle-ci peut être déposée sans l’intervention d’autres parties et donne lieu à une procédure de « justification ». Si la tierce partie endettée confirme sa dette exigible à l’endroit du débiteur judiciaire au moment de l’exposé des motifs, le teneur de registre peut demander à rendre définitive l’ordonnance provisoire de saisie-arrêt.

 

Inscription de la décision

Si le créancier judiciaire n’a pas la capacité de faire appliquer sa sentence à Singapour, il pourrait avoir la capacité de la faire appliquer dans un pays où le débiteur possède des actifs. Ceci peut se faire en engageant une nouvelle procédure, ou en faisant enregistrer le jugement prononcé à Singapour dans le pays étranger (sur la base d’une réciprocité d’application entre les deux pays). 

Procédure d’insolvabilité

Plan d’arrangement

Les plans d'arrangement commencent par une requête au tribunal, pour une ordonnance convoquant une ou plusieurs assemblées des créanciers, des membres de la société ou des actionnaires de la société. Si le tribunal accepte l'ordonnance, une proposition doit alors être déposée avant les assemblées pertinentes et approuvée à la majorité requise (à moins que le tribunal n'en décide autrement) par les créanciers, la catégorie de créanciers, les membres ou la catégorie de membres, les actionnaires ou la catégorie d'actionnaires.

 

Administration judiciaire

Lorsqu’une société est en difficulté financière, mais a des chances raisonnables d’être réhabilitée ou de préserver tout ou partie de son activité en continuité d’exploitation (ou même si les intérêts des créanciers seraient mieux servis que par un recours à la liquidation), la société ou ses créanciers peuvent déposer auprès du tribunal une requête d’administration judiciaire par un administrateur judiciaire.

 

liquidation

Si une société insolvable est incapable de surmonter ses difficultés, elle peut être dissoute. Ceci permet la liquidation de ses actifs de sorte que ses créanciers peuvent être remboursés d’au moins une partie de ce qui leur est dû. Ce processus s’appelle une dissolution ou une liquidation. Il peut arriver qu’une société saine soit mise en liquidation judiciaire si ses membres ne souhaitent pas qu’elle poursuive son activité. Lorsqu’une société est liquidée, ses actifs ou ses recettes sont utilisés en premier lieu pour rembourser les créanciers. Ensuite, tout solde est distribué au pro rata aux actionnaires.

Défaillances d'entreprises à Singapour
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